Questions et réponses
Dhutanga et bouddhisme : questions et réponses
Des réponses courtes et simples aux questions les plus fréquentes. Chacune renvoie à une explication plus complète.
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Que signifie « dhutanga » ?
Dhutanga (pali dhutaṅga) signifie « facteurs de dépouillement ». Le terme désigne treize pratiques ascétiques facultatives qui aident le pratiquant à se défaire des souillures, comme l’avidité ou la paresse, en vivant simplement. En savoir plus.
Quelles sont les treize pratiques dhutanga ?
Porter des robes faites de tissus abandonnés ; ne posséder que les trois robes ; ne manger que la nourriture reçue à la tournée d’aumônes ; aller d’une maison à l’autre sans en sauter ; manger en une seule séance ; ne manger que dans le bol ; refuser toute nourriture offerte ensuite ; vivre en forêt ; au pied d’un arbre ; en plein air ; dans un charnier ; accepter tout logement attribué ; et ne jamais s’allonger. Voir les treize.
Les pratiques dhutanga sont-elles obligatoires pour les bouddhistes ?
Non. Ce sont des engagements volontaires, surtout destinés aux moines et moniales. Lorsque Devadatta demanda au Bouddha d’en rendre certaines obligatoires, le Bouddha refusa et les laissa au libre choix de chacun.
Qu’est-ce qu’un moine thudong ?
En Thaïlande, thudong (ธุดงค์) est la forme thaïe de dhutanga. Un moine thudong est un moine de la forêt qui adopte ces pratiques : il parcourt souvent la campagne à pied, séjourne dans les forêts ou les grottes et reçoit l’aumône en chemin.
Les laïcs peuvent-ils pratiquer les dhutanga ?
Le Visuddhimagga mentionne deux pratiques pour les disciples laïcs : manger en une seule séance et ne manger que dans le bol. Les laïcs peuvent aussi s’inspirer de leur esprit de simplicité et de contentement. Avant de modifier son alimentation ou son sommeil, il faut d’abord consulter un médecin et chercher une conduite qualifiée. Pratiquer de façon responsable.
Les dhutanga relèvent-ils d’un ascétisme extrême ?
Non. Le bouddhisme se présente comme une voie du milieu, qui évite à la fois la complaisance envers les plaisirs et la mortification. Les dhutanga visent le contentement et l’énergie, non la punition du corps.
Qui fut le plus célèbre pratiquant des dhutanga ?
Mahākassapa, l’un des principaux disciples du Bouddha, fut déclaré le premier parmi ceux qui observent les pratiques ascétiques. À l’époque moderne, Ajahn Mun Bhūridatta, en Thaïlande, est largement associé au renouveau de la pratique en forêt.
Pourquoi les moines de la forêt vivent-ils en forêt ?
La solitude favorise la méditation et réduit les distractions. Les premiers discours rappellent aussi que la motivation compte : vivre en forêt par orgueil ou par ambition n’est pas loué.
Pourquoi les moines font-ils la tournée d’aumônes ?
La tournée d’aumônes exprime la dépendance du moine envers autrui et offre chaque jour aux laïcs l’occasion de pratiquer la générosité. Les moines ne demandent rien ; ils reçoivent ce qui est librement donné.
Les moines ne mangent-ils qu’une fois par jour ?
Les moines du Theravāda ne prennent pas de nourriture solide après midi, et de nombreux monastères de la forêt s’en tiennent à un seul repas par jour. Manger en une seule séance fait aussi partie des treize pratiques.
Les dhutanga existent-ils dans le bouddhisme Mahāyāna ?
Oui. Le bouddhisme chinois parle de douze pratiques dhūta (十二头陀行), et Mahākāśyapa y est honoré comme le premier en ce domaine. Les formes et les accents diffèrent de la liste du Theravāda.
Où trouver des informations fiables ?
Commencez par le chapitre II du Visuddhimagga et par les discours présentés dans notre bibliothèque. Les monastères reconnus et les enseignants qualifiés sont les meilleurs guides pour la pratique.
Comment visiter un monastère de la forêt ?
Prenez d’abord contact avec le monastère, habillez-vous sobrement, suivez les consignes destinées aux hôtes et participez à la vie quotidienne. Consultez notre guide de visite d’un monastère.
Les traductions de ce site sont-elles relues ?
L’anglais est notre édition de référence. Les autres éditions contiennent pour l’instant des traductions réalisées avec l’aide de la traduction automatique, clairement signalées, pendant que nous recrutons des relecteurs qualifiés. Vous pouvez signaler un problème de traduction.